Les Requins

Le Japon s'oppose à la protection des requins

2 juin 2013 Lu 825 fois 1 Commentaire(s)

Le gouvernement japonais a décidé de rejeter la décision historique de la CITES sur le commerce des requins, a déclaré un officiel vendredi, en optant pour le statu quo, malgré un effort mondial pour protéger les prédateurs.

Le Japon a émit une «réserve» sur la règlementation décidée par les 178 membres de la Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES), qui consiste à limiter le commerce transfrontalier du requin océanique, du requin-taupe commun et de trois espèces de requin-marteau.

Un diplomate japonais chargé de cette question a déclaré que "la position du gouvernement japonais est que les espèces doivent être gérées dans le cadre des organes de gestion existants".

Les nations asiatiques dirigées par le Japon et la Chine - où la soupe d'ailerons de requin est considéré comme un mets particulièrement délicat - ont tenté de bloquer la nouvelle réglementation lors du congrès de Bangkok en mars, mais ils ont été mis en échec grâce à la grande majorité des pays qui ont fait bloc pour soutenir la mise en place de la protection des squales.

Les populations mondiales de requins ont été décimées au cours des dernières décennies. Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), les humains tuent environ 100 millions de requins chaque année, principalement pour leurs ailerons.

Les écologistes mettent en garde sur la menace qui pèse sur des dizaines d'espèces. la FAO rajoute qu'au cours des 100 dernières années, 90% des requins de la planète ont disparu, principalement à cause de la surpêche.

Kyodo News a déclaré que la décision de Tokyo risquait de générer de vives critiques contre le Japon, dont l'appétit pour les fruits de mer est accusé de mener certaines créatures océaniques, notamment le thon rouge, vers l'extinction.

Le Japon fait face depuis longtemps déjà à la vive critique des défenseurs de l'environnement maritime pour ses programmes récurrents de chasse à la baleine, qui, selon les affirmations de Tokyo sont menées à des fins scientifiques alors que chacun sait très bien que cette viande de baleine finit dans les assiettes des Japonais.

 

Article original en Anglais:
http://www.thenewage.co.za/97569-1021-53-Japan_to_reject_international_shark_trade_regulation

Ajouter un Commentaire